Présentation d’Amir Delouei :
Je m’appelle Amir. Mais on m’appelle généralement Delouei : c’est la dernière partie de mon nom de famille, et aussi le nom d’un village du comté de Gonabad, en Iran, d’où je viens et où je vis actuellement.
J’ai passé environ 10 ans à Téhéran, principalement en tant qu’étudiant en design industriel. Mais aujourd’hui, je suis motion designer freelance, animateur 2D et illustrateur numérique – la majeure partie de mon expérience professionnelle vient du secteur de la publicité. J’aime la nature, faire pousser des plantes, voyager et collectionner de vieux objets (j’ai récemment restauré et remis à neuf une Renault 5 de 1988 baptisée Babri).
Quel est votre parcours artistique ?
J’ai étudié les mathématiques et la physique au lycée, puis le design industriel à la Faculté des Beaux-Arts, et j’ai obtenu un master à l’Université de Téhéran. Mais au bout d’un moment, je me suis intéressé à l’illustration et au dessin animé, puis au graphisme, et enfin au motion graphics et à l’animation. Cela a changé le cours de ma carrière.
Comment êtes-vous arrivé au dessin ?
J’ai toujours aimé dessiner depuis l’enfance. À l’époque, j’essayais d’apprendre à dessiner grâce aux livres que mes parents me préparaient. Au lycée puis à l’université, j’ai suivi quelques cours où j’ai acquis les bases du dessin de figures. Ensuite, j’ai acheté une Wacom Intuos et je me suis lancé dans l’art numérique.
Comment avez-vous développé votre style ?
J’essaie toujours de stimuler mon cerveau visuellement en regardant toujours plus le travail des autres. Quand on trie les œuvres qui nous intéressent vraiment, qu’on prête attention à leurs détails et qu’on les étudie, on obtient automatiquement un style de dessin qui combine tous les éléments qui nous attirent. Cela devient peu à peu une partie de soi, et on finit par en devenir un professionnel.



Anabel Lee, 2017 | The Gate to Eternity is Open, 2019 | Castle of the Moon, 2019
Qu’est-ce qui vous a mené à Sketchar, et qu’est-ce qui vous a attiré dans l’application ?
En faisant des recherches sur le marché des NFT, j’ai d’abord rencontré Andrey Drobitko (le fondateur de Sketchar), puis j’ai découvert l’application sur sa page. Je pense que le mécanisme créatif et la technologie de Sketchar ont éveillé ma curiosité et m’ont donné envie de la tester. Et bien sûr, la possibilité de transformer des œuvres en NFT était très séduisante pour moi.
À quelles fins utilisez-vous Sketchar ?
J’utilise surtout l’outil Canvas pour esquisser ou peindre pendant mon temps libre. Mais la partie réalité augmentée me semble aussi très utile, car il y a quelques années, pour dessiner un motif sur un mur, je devais projeter le croquis dessus à l’aide d’un projecteur, ce qui rendait la tâche très difficile. Avec cette fonctionnalité, c’est beaucoup plus simple.



Sans titre, 2019
Qu’est-ce qui nourrit votre créativité, selon vous ?
La concentration, les techniques d’idéation, parfois la musique, le fait d’être dans des environnements bondés, d’observer les activités des autres, de faire des recherches sur internet…
Comment trouvez-vous l’équilibre entre la création artistique et le reste de votre vie ?
Mon travail est entièrement centré sur le design et l’illustration, donc je pense que je produis des images en permanence. D’un autre côté, j’ai quelques idées personnelles pour lesquelles j’essaie de me libérer du temps.
En ce moment, je travaille sur ma série web animée, en 2D, avec la technique image par image. Chaque épisode dure environ une minute et raconte une courte histoire. J’essaie de sortir un épisode chaque mois. Je m’intéresse aussi aux vidéos en boucle, et j’ai plusieurs idées d’animations en boucle de 5 à 10 secondes que j’aimerais transformer en une collection. De plus, j’aimerais trouver mon style en modélisation 3D et créer des illustrations en 3D.
Je pense que l’argent et le temps ne font qu’un. Alors j’essaie de gérer mon argent en évitant de le gaspiller, et en l’utilisant plutôt pour acheter du temps. Grâce à ce choix, je peux vivre avec un budget plus serré et, par conséquent, me libérer du temps. Je veux dire que, tant que j’ai de l’argent, en tant que freelance, je n’ai pas besoin de consacrer beaucoup de temps au travail pour des clients, je peux accepter moins de projets, et donc consacrer davantage de temps à mes propres idées, à mon art, ou à ce que je veux.
Série web Kokh | Épisode 3
Pouvez-vous décrire quelques tournants liés à votre activité créative ?
L’un de ces moments est survenu après l’obtention de mon diplôme, quand j’ai décidé de ne pas poursuivre dans le domaine étudié à l’université et de me consacrer à mes véritables intérêts.
Par ailleurs, j’ai rencontré des gens qui m’ont beaucoup appris. Certains de mes professeurs m’ont beaucoup influencé par leur vision artistique, leur précision et leur professionnalisme. Mes collègues dans les entreprises où j’ai travaillé m’ont enseigné des compétences comme le travail d’équipe, le service client, la discipline de travail, etc. Mes amis, rencontrés à différentes étapes de ma vie, m’ont apporté de nombreuses expériences personnelles précieuses. Toutes ces rencontres ont profondément changé ma façon de créer.
Avez-vous des conseils à partager avec les personnes passionnées de dessin qui utilisent Sketchar ?
Pour devenir bon en dessin, il faut aimer ça et apprécier le temps qu’on y consacre, afin qu’une forte motivation vous pousse à pratiquer autant que possible. Car c’est bien la pratique qui compte le plus. Rendez-la agréable, et je pense que Sketchar peut vous y aider efficacement.

Silver Dreams, 2019



