Cette année, le Lagos Street Art Festival (LSAF) a transformé la ville en galerie à ciel ouvert, avec 12 artistes créant d'immenses fresques de 8×4 mètres à travers Lagos. Mais derrière les couleurs et l'ampleur du projet se cachait quelque chose de nouveau : beaucoup de ces fresques n'ont pas commencé sur papier, ni avec des grilles à la craie, ni avec des installations de projecteurs tard le soir. Elles ont commencé dans des casques VR, propulsées par Sketchar.
Ce n'était pas de la technologie pour la vitrine. C'était de la technologie qui accomplissait un vrai travail, en public, sur des murs en béton sous le soleil de Lagos.
Le street art a trouvé une nouvelle méthode de travail
De l'extérieur, le street art paraît romantique. De l'intérieur, c'est de la logistique.
Mettre à l'échelle un croquis sur un mur de huit mètres de large. Garder des proportions justes. Travailler en plein jour. S'adapter à des surfaces irrégulières. Perdre du temps parce qu'un projecteur ne s'affiche pas assez clairement au soleil.
C'est exactement cette friction que Sketchar est conçu pour éliminer.



Des street artistes utilisent l'application Sketchar sur des casques VR (Meta Quest)
Au LSAF, la plupart des artistes participants ont utilisé Sketchar sur des casques VR pour préparer et transférer leurs designs. Pas de grille. Pas de projecteur. Pas d'approximation. Juste un pas en arrière, une vue du croquis aligné sur le mur dans l'espace réel, et la peinture appliquée en toute confiance.
Pour soutenir cette démarche, Sketchar a sponsorisé le festival et acheté quatre casques VR, rendant la technologie directement disponible sur place. Ce n'était pas un simple logo sur une banderole – c'était de l'infrastructure.
Résultat : une installation plus rapide, moins de corrections, et plus de temps consacré à l'essentiel – peindre !
Un visage fait d'une ville
Parmi les artistes participants figurait Andrey « Adno » Drobitko, venu au festival non seulement en tant que représentant de Sketchar, mais aussi en tant qu'artiste à part entière.
Sa fresque, « Face of Lagos », capture la ville en couches – à la fois visuellement et conceptuellement.
L'arrière-plan se lit comme Lagos vue d'en haut : une grille urbaine abstraite et vibrante, remplie de mouvement, d'énergie, et d'éclats des célèbres taxis jaunes de la ville. On y ressent une impression de foule, de vie, presque d'excès – exactement comme la ville elle-même.



Andrey (Adno) Drobitko a peint une fresque à Lagos en utilisant Sketchar sur un casque VR
Au-dessus flotte un visage, construit à partir de formes superposées – une approche caractéristique d'Adno. Ce visage n'est pas le portrait d'une seule personne, mais une identité composite : Lagos incarnée, Lagos en mémoire, Lagos en présence.
C'est une fresque qui fonctionne de loin comme de près. On recule, et on voit la ville. On s'approche, et la ville nous regarde à son tour.
L'ensemble de l'œuvre a été planifié et cartographié avec Sketchar sur un casque VR, permettant à l'artiste de travailler à pleine échelle avant même la première goutte de peinture sur le mur.
Pas seulement des murs – un festival vivant
Le LSAF ne s'est pas limité aux fresques. Autour des sites de peinture, le festival s'est déployé comme un véritable espace culturel vivant.
Des événements pop-up ont accueilli des sessions de dessin en direct, où les artistes travaillaient devant un public, transformant le processus créatif en performance. L'un de ces événements a culminé avec un concours, dont le gagnant a reçu un Meta Quest 3S, offert par Sketchar comme prix principal – un signal fort que la technologie créative n'est pas seulement faite pour être regardée, mais pour être utilisée.


Dans le même temps, le festival est devenu un moment de réflexion.
Osa Seven, l'un des fondateurs du LSAF, a marqué les 10 ans de son parcours créatif par l'ouverture d'une exposition personnelle. Cette étape a ancré le festival dans l'histoire, rappelant à tous que le street art à Lagos n'est pas apparu du jour au lendemain – c'est le fruit d'années de persévérance, d'expérimentation et de construction communautaire.
Une discussion informelle a réuni l'équipe du festival et les artistes participants, dont Andrey Drobitko. La conversation est allée en profondeur : comment le LSAF est né, comment les artistes envisagent l'espace public, et comment des outils comme Sketchar transforment les méthodes de travail créatif. Animée par Seju Alero Mike, la discussion a fait le pont entre art, technologie et impact – sans battage médiatique, sans jargon.
« Lagos montre comment la technologie créative peut renforcer une culture, et non la diluer. Des outils comme Sketchar aident les street artistes nigérians à travailler à l'échelle que leurs histoires méritent. » – Andrey Drobitko




Photo : LSAF
Quand les dirigeants se déplacent, les murs prennent une autre dimension
Vers la fin du festival, les fresques ont attiré des visiteurs que le street art n'accueille pas toujours.
Sa Majesté Royale, l'Oba Abdulwasiu Lawal, CON (Abisogun II), l'Oniru du royaume d'Iru, a visité les fresques et exprimé sa fierté et son enthousiasme pour le projet – soulignant combien l'art peut créer des expériences porteuses de sens et de transformation pour Lagos.


Photo : LSAF
Peu après, M. Babajide Sanwo-Olu, gouverneur exécutif de l'État de Lagos, a également parcouru le site. Sa visite a placé le festival au croisement de l'embellissement urbain, de l'art porté par la communauté et du tourisme culturel – une vision d'un « Grand Lagos » où la créativité ne reste pas cachée à l'intérieur, mais s'inscrit dans la vie publique.



M. Babajide Sanwo-Olu, gouverneur exécutif de l'État de Lagos
À ce stade, le message était clair : ce n'était pas simplement de la peinture sur des murs. C'était la convergence de la culture, de la technologie et de la construction urbaine.
Pourquoi cela dépasse Lagos
Le LSAF offre un aperçu de ce qui se passe quand des outils créatifs rencontrent des environnements réels plutôt que des studios contrôlés.
Dans ce contexte, la VR n'est pas une question d'évasion. C'est une question de précision. Il s'agit de rendre l'art public à grande échelle plus accessible, plus efficace, et plus facile à reproduire. Quand les artistes peuvent travailler plus vite et avec moins d'obstacles, davantage de murs sont peints. Davantage de quartiers prennent des couleurs. Davantage de personnes rencontrent l'art sans avoir besoin d'un billet.
Pour Sketchar, Lagos n'était pas une simple démonstration – c'était un terrain d'épreuve. Un lieu où la technologie créative devait faire ses preuves dans des conditions réelles.






Et pour Lagos, le festival a démontré quelque chose de puissant : l'avenir des villes ne repose pas seulement sur des infrastructures intelligentes et des services numériques. Il repose aussi sur une infrastructure créative – des outils, des plateformes et des partenariats qui permettent aux artistes de façonner l'identité visuelle des lieux où nous vivons.
Pendant quelques semaines, Lagos n'a pas seulement accueilli un festival de street art.
Elle en est devenue un.
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